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Notes de lecture |
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n° 1, nov. 1996 |
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À l'instar du Quand j'étais photographe de Nadar, maintes fois réimprimé, le célèbre discours d'Arago fait partie d'un fonds de commerce souvent sollicité - sans qu'aucun travail éditorial sérieux ne vienne accompagner, dans l'un ou l'autre cas, des textes qui présentent pourtant des difficultés majeures. Alors qu'il propose sa deuxième édition du rapport d'Arago (la première remonte à 1982, sous la forme du reprint de l'Historique et Description des procédés du daguerréotype), l'éditeur de La Rochelle l'affuble d'une piteuse préface, rédigée par un obscur concepteur de matériel d'observation astronomique (dont la quatrième de couverture précise avec tact qu'il "manifeste également une certaine curiosité pour l'histoire de la photographie"). Échantillon d'un texte qui constitue en effet une curiosité: "Quand j'avais une dizaine d'années, je me demandais pourquoi les appareils faisaient des photos carrées alors qu'ils avaient des trous ronds". La Rumeur des Âges ne souhaitait certainement pas faire injure aux historiens de la photographie: visiblement, l'éditeur ignore jusqu'à leur existence. Pour lui éviter une troisième réédition de la même eau, signalons-lui qu'une version ultérieure du texte, intitulée Le Daguerréotype, fut rédigée par Arago pour ses Îuvres complètes, et y ajoute plusieurs développements nouveaux (dont le très intéressant chapitre: "Examen de quelques réclamations de priorité"). Avec une étude sérieuse des deux versions du discours de 1839 (celle du 3 juillet et celle du 19 août) et quelques notes de bas de page pour préciser ou corriger les assertions d'Arago, on aurait là une édition digne de ce nom d'un texte dont l'importance n'est plus à démontrer. André GUNTHERT |
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