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Revue de presse |
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"Etudes photographiques est une une publication
éclectique, intéressante pour les amateurs
comme pour les spécialistes. Les premiers liront avec
amusement l'exégèse par Jérôme
Thélot d'un poème de Baudelaire, 'Le
rêve d'un curieux': on y a vu, en
général, une méditation sur l'angoisse
de la mort, mais ce sonnet, dédié à
Nadar, ne pourrait-il pas être, tout simplement, une
métaphore de la photographie et du monde
misérable qu'elle annonce? (...) Un autre texte
attrayant est consacré au suaire de Turin; Peter
Geimer explique que le fameux drap, déployé
pour une exposition en 1898, fut photographié avant
d'être mis dans son coffre. L'analyse de la
photographie suggéra l'hypothèse selon
laquelle le suaire serait une sorte de négatif et
l'on en tira argument pour soutenir son authenticité.
(...) Albert Londe fut un ardent propagandiste de
l'autochrome: Nathalie Boulouch publie quelques-uns de ses
magnifiques clichés et rappelle comment Londe, ennemi
de la photo presse-bouton, espérait, grâce aux
difficultés que présente l'autochrome,
moraliser la prise de vue." "Saturée de magazines grand public, la
photographie attendait une revue scientifique de haut niveau
intellectuel abordant des questions de fond. C'est chose
faite avec Etudes photographiques, dont la 5e
livraison est arrivée à l'automne 1998. Avant
de lire les articles, on ne manquera pas d'être
fasciné par la reproduction du plus ancien portrait
conservé, celui de M. Huet; il s'agit d'une oeuvre
récemment retrouvée de Daguerre, faite
à une époque où ce dernier dissimulait
qu'il s'essayait au portrait. (...) On l'aura compris, avec
cette revue la recherche en matière de photographie a
su se doter d'un organe intellectuel appelé à
devenir une référence." "L'"affaire Daguerre" est exemplaire de
l'émergence d'une génération
d'historiens de la photographie dont une
spécificité est de dialoguer au sein d'un
collectif informel. (...) Cette génération se
démarque des historiens généralistes
qui ont pensé l'histoire de la photographie dans sa
globalité. "Cette histoire doit s'écrire
à plusieurs, par spécialités, dit
André Gunthert. Quand nous aurons produit quarante
volumes, on y verra plus clair." La revue fait donc
dialoguer les compétences: ingénieurs,
scientifiques, historiens d'art, marchands - l'exemple de
Marc Pagneux avec son daguerréotype - communiquent
leurs données. "Nous voulons aussi sortir de la
rivalité entre universitaires et conservateurs", dit
Michel Poivert. Ainsi Sylvie Aubenas (BNF) ou Sylvain Morand
(musées de Strasbourg) sont proches de la revue. Le
travail de ces historiens fait contrepoids à la
recherche américaine, dominante en photographie. "Les
réactions que nous recevons avec la publication sur
Daguerre montrent que les États-Unis commencent
à s'intéresser à la recherche
française." "Etudes photographiques, die wissenschaftliche
Zeitschrift des Société française de
photographie, erscheint zweimal jährlich. In
zurückhaltendem Layout, angemessen bebildert und gut
gedruckt, liegt hiermit eine neue, informative Reihe
fotohistorischer Forschungsergebnisse mit einem breitem
zeitlichen wie methodischen Spektrum von Themen und
Fragestellungen vor. (...) Spektakulär: die
Präsentation eines Porträt von Daguerre aus dem
jahr 1837." "No doubt further examination will be required to satisfy
the questions raised about this portrait. But it is likely
that in some way it will require us to rethink the very
earliest history of the medium." "The accepted genesis of photography is now in question
after the astounding discovery of a picture taken by Louis
Daguerre dated from 1837. (...) Expressing "no doubts about
this wonderful discovery", Mark Haworth-Booth of the
Victoria & Albert Museum was unsurprised at this "freak
result", which he sees as inevitable because of Daguerre
meticulous experimentation." "Une simple image achetée au marché aux
puces est devenue, en quelques mois, une pieuse relique. Un
daguerréotype réalisé par Louis
Daguerre lui-même, en 1837, deux ans avant l'annonce
officielle de cette découverte par le physicien
Arago, alors qu'il semblait encore impossible de fixer un
quelconque visage. Cette pièce unique est aujourd'hui
reproduite dans le n° 5 de la revue Etudes
photographiques. (...) En attendant peut-être
qu'il prenne place un jour prochain dans un musée, le
portrait de M. Huet démontre combien Daguerre se
souciait de la "promptitude": l'occasion pour l'historien
Gunthert d'écrire sur plusieurs pages un
exposé pro-Daguerre particulièrement
fluide." "Tant mieux si l'excellente revue Études
photographiques peut accrocher de nouveaux lecteurs.
(...) Dans le n° 5 de cette revue, une étude
d'André Gunthert sur le plus ancien portrait
photographique retrouvé." |
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