Sommaire

Sommaire
du numéro en cours

Revue de presse

"Etudes photographiques est une une publication éclectique, intéressante pour les amateurs comme pour les spécialistes. Les premiers liront avec amusement l'exégèse par Jérôme Thélot d'un poème de Baudelaire, 'Le rêve d'un curieux': on y a vu, en général, une méditation sur l'angoisse de la mort, mais ce sonnet, dédié à Nadar, ne pourrait-il pas être, tout simplement, une métaphore de la photographie et du monde misérable qu'elle annonce? (...) Un autre texte attrayant est consacré au suaire de Turin; Peter Geimer explique que le fameux drap, déployé pour une exposition en 1898, fut photographié avant d'être mis dans son coffre. L'analyse de la photographie suggéra l'hypothèse selon laquelle le suaire serait une sorte de négatif et l'on en tira argument pour soutenir son authenticité. (...) Albert Londe fut un ardent propagandiste de l'autochrome: Nathalie Boulouch publie quelques-uns de ses magnifiques clichés et rappelle comment Londe, ennemi de la photo presse-bouton, espérait, grâce aux difficultés que présente l'autochrome, moraliser la prise de vue."
Bulletin critique du Livre français, mars 2000.

"Saturée de magazines grand public, la photographie attendait une revue scientifique de haut niveau intellectuel abordant des questions de fond. C'est chose faite avec Etudes photographiques, dont la 5e livraison est arrivée à l'automne 1998. Avant de lire les articles, on ne manquera pas d'être fasciné par la reproduction du plus ancien portrait conservé, celui de M. Huet; il s'agit d'une oeuvre récemment retrouvée de Daguerre, faite à une époque où ce dernier dissimulait qu'il s'essayait au portrait. (...) On l'aura compris, avec cette revue la recherche en matière de photographie a su se doter d'un organe intellectuel appelé à devenir une référence."
Robert REDEKER, Les Temps modernes, mars-avril 1999.

"L'"affaire Daguerre" est exemplaire de l'émergence d'une génération d'historiens de la photographie dont une spécificité est de dialoguer au sein d'un collectif informel. (...) Cette génération se démarque des historiens généralistes qui ont pensé l'histoire de la photographie dans sa globalité. "Cette histoire doit s'écrire à plusieurs, par spécialités, dit André Gunthert. Quand nous aurons produit quarante volumes, on y verra plus clair." La revue fait donc dialoguer les compétences: ingénieurs, scientifiques, historiens d'art, marchands - l'exemple de Marc Pagneux avec son daguerréotype - communiquent leurs données. "Nous voulons aussi sortir de la rivalité entre universitaires et conservateurs", dit Michel Poivert. Ainsi Sylvie Aubenas (BNF) ou Sylvain Morand (musées de Strasbourg) sont proches de la revue. Le travail de ces historiens fait contrepoids à la recherche américaine, dominante en photographie. "Les réactions que nous recevons avec la publication sur Daguerre montrent que les États-Unis commencent à s'intéresser à la recherche française."
Michel GUERRIN, Le Monde, 23 décembre 1998 [voir article complet].

"Etudes photographiques, die wissenschaftliche Zeitschrift des Société française de photographie, erscheint zweimal jährlich. In zurückhaltendem Layout, angemessen bebildert und gut gedruckt, liegt hiermit eine neue, informative Reihe fotohistorischer Forschungsergebnisse mit einem breitem zeitlichen wie methodischen Spektrum von Themen und Fragestellungen vor. (...) Spektakulär: die Präsentation eines Porträt von Daguerre aus dem jahr 1837."
Wolfgang HESSE, Rundbrief Fotografie, 15 décembre 1998 [voir article complet].

"No doubt further examination will be required to satisfy the questions raised about this portrait. But it is likely that in some way it will require us to rethink the very earliest history of the medium."
Stephen PERLOFF, The Photograph Collector, 15 novembre 1998 [voir article complet].

"The accepted genesis of photography is now in question after the astounding discovery of a picture taken by Louis Daguerre dated from 1837. (...) Expressing "no doubts about this wonderful discovery", Mark Haworth-Booth of the Victoria & Albert Museum was unsurprised at this "freak result", which he sees as inevitable because of Daguerre meticulous experimentation."
Katie SCOTT, British Journal of Photography, novembre 1998.

"Une simple image achetée au marché aux puces est devenue, en quelques mois, une pieuse relique. Un daguerréotype réalisé par Louis Daguerre lui-même, en 1837, deux ans avant l'annonce officielle de cette découverte par le physicien Arago, alors qu'il semblait encore impossible de fixer un quelconque visage. Cette pièce unique est aujourd'hui reproduite dans le n° 5 de la revue Etudes photographiques. (...) En attendant peut-être qu'il prenne place un jour prochain dans un musée, le portrait de M. Huet démontre combien Daguerre se souciait de la "promptitude": l'occasion pour l'historien Gunthert d'écrire sur plusieurs pages un exposé pro-Daguerre particulièrement fluide."
Brigitte OLLIER, Libération, 2 novembre 1998.

"Tant mieux si l'excellente revue Études photographiques peut accrocher de nouveaux lecteurs. (...) Dans le n° 5 de cette revue, une étude d'André Gunthert sur le plus ancien portrait photographique retrouvé."
Michel GUERRIN, Le Monde, 30 octobre 1998.

(Suite de la revue de presse)